Quatrième de couverture :

 

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

Mon avis :

 

Ce livre m'a beaucoup tentée de part les avis positifs que j'avais lu à droite à gauche mais aussi parce qu'il est court et je me suis dit que ça me permettrait une jolie transition entre deux gros pavés... NADA ! Je n'ai pas apprécié ce livre.

 

L'histoire est plutôt sympathique : un couple ordinaire dans lequel la femme, Jocelyne, gagne subitement une grosse somme d'argent au loto. Sauf que cette femme a du mal à encaisser le chèque car elle se pose beaucoup de questions sur les changements que cela va engendrer sur sa vie de couple, sa vie quotidienne et sa vie de femme... Toute l'histoire nous expose sa vie, ses doutes, ses questions,...

 

Les fameuses listes d'envies de Jocelyne sont sensées rythmer le récit mais, malheureusement je les aient trouvés un peu ennuyeuses et inutiles. On y trouve dedans des choses qui ne nous font pas forcément rêver : un économe, des slips et des chaussettes pour Jo (??)... bref, rien de bien transcendant !

 

En bref, autant vous dire que je n'ai pas aimé, il ne se passe malheureusement pas grand chose, le rythme est lent, trop lent pour moi et il n'y a pas assez de rebondissements : l'histoire reste trop plate. Et la fin m'a un peu déçue...

 

 

Extrait :

 

On se ment toujours.
Je sais bien, par exemple, que je ne suis pas jolie. Je n'ai pas des yeux bleus dans lesquels les hommes se contemplent ; dans lesquels ils ont envie de se noyer pour qu'on plonge les sauver. Je n'ai pas la taille mannequin ; je suis du genre pulpeuse, enrobée même. Du genre qui occupe une place et demie. J'ai un corps dont les bras d'un homme de taille moyenne ne peuvent pas tout à fait faire le tour. Je n'ai pas la grâce de celles à qui l'on murmure de longues phrases, avec des soupirs en guise de ponctuation ; non. J'appelle plutôt la phrase courte. La formule brutale. L'os du désir, sans la couenne ; sans le gras confortable. Je sais tout ça.

 

 

Ma note : 4/10

 

 

Challenges concernés :